Une issue positive semblait si lointaine. Le 13 décembre la Conférence des parties sur le changement climatique 2023, ou COP28, s’est conclue à Dubaï. Les négociations, qui ont duré deux semaines, ont fait émerger un accord final que certains qualifient déjà d’”historique”. Car si le texte final – dont une première version avait été rejetée le 11 par les pays participants – ne mentionne pas de sortie des énergies fossiles, comme souhaité par de nombreux pays, il appelle néanmoins à une “transition vers une sortie des énergies fossiles [...] en accélérant l’action dans cette décennie cruciale, afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.”

Le rassemblement des Nations Unies partait sous de bien mauvaises auspices. La décision de mener la grande messe annuelle pour le climat sous l’égide de l’un des plus gros exportateurs de pétrole au monde et d’en confier la présidence à Sultan Al-Jaber, ministre émirati également PDG du groupe pétrolier Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) avait déjà apporté son lot de controverses. Nombre record de lobbyistes du secteur des énergies fossiles accrédités, commentaires douteux d’Al-Jaber concernant la nécessité d’une sortie de ces mêmes énergies, texte final au langage trop laxiste … La victoire arrachée à l’issue de cette COP28 garde un goût amer.


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Depuis les années 1980 et la financiarisation de l’économie, les acteurs de la finance nous ont appris que toute faille dans la loi cache une opportunité de gain à court terme. Les journalistes récompensés Stefano Valentino et Giorgio Michalopoulos décortiquent pour Voxeurop les dessous de la finance verte.

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