La meilleure trahison possible

Dans "Traduire", son dernier essai, le philosophe et juriste belge François Ost chante un hymne au multilinguisme, seule alternative à l’hégémonie du "global english".

Publié le 4 juin 2009 à 16:29
 | Détail de "La Tour de Babel" de Bruegel l'Ancien (1563).

Dans sa rubrique Livres, le quotidien Libération consacre une page à la sortie de l’essai du philosophe et juriste belge François Ost : Traduire, Défense et illustration du multilinguisme (éd. Fayard). Selon lui, nous vivons toujours dans la nostalgie d’une langue unique, claire et parfaite, d’avant la « catastrophe de Babel ». De sorte que nous nous enfermons dans un dilemme : ou bien la langue unique ou le « repli sur les idiolectes ». En lieu et place de cette « alternative ruineuse », l’auteur propose « l’émergence d’un paradigme de la traduction, accordé à un monde qui se pense en terme de réseau et de communication ». Inventive, obligeant à tout mettre en œuvre pour comprendre l’Autre, la traduction – et la part d’erreur intrinsèque qu’elle comporte – garantit le dialogue, la discussion et l’échange, estime François Ost. « En fin de compte son propos est politique : l’Europe pense en plusieurs langues, sa langue est la traduction, et elle se mutilerait politiquement et culturellement si elle se soumettait à l’hégémonie du global english, ou globish », écrit Libération.

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