Rapport sur la CIA

“Le jour de la honte de l’Amérique”

Publié le 10 décembre 2014 à 12:31

La presse britannique et polonaise dénoncent à l’unanimité les actes de torture révélés dans un rapport du Sénat américain.

The Independent précise qu’après les attentats du 11 septembre la CIA a mis en place un certain nombre de centres de détention à travers le monde dans lesquels ils traitaient des terroristes présumés de manière inhumaine. Le quotidien de centre-gauche ajoute que

Cover

le document accuse l’agence d’être allée bien au-delà des “techniques renforcées” autorisées par le département de la Justice et a menti de manière répétée sur ce qui se passait.

Le meilleur du journalisme européen dans votre boîte mail chaque jeudi

Les agents de la CIA ‘devraient être poursuivis’ pour les tortures”, lit-on en première page de The Times. Ainsi, l’ONU réclame que les responsables de ces actes de barbarie soient “jugés“ et Amnesty International a qualifié le rapport de “sonnette d’alarme pour l’Amérique“. Le journal conservateur insiste sur la cruauté de ces actes de barbarie en précisant que ce texte

Cover

révèle des détails crus sur la manière dont des détenus enchaînés et privés de sommeil subissaient des interrogatoires qui duraient pendant des semaines d’afilé et réduisaient les agents en pleurs.

En Pologne, où l’existence d’un centre de détention lié à la CIA n’est plus un secret, Rzeczpospolita s’interroge pour sa part sur les conséquences que ce rapport – une véritable “dynamite“ – pourrait avoir sur l’image de la CIA et des Etats-Unis. De plus, ce texte arrive à un moment critique où Washington doit s’affirmer en tant “leader d’une coalition” qui doit lutter contre les aspirations néo-impériales de la Russie et l’émergence de l’organisation Etat islamique. Le quotidien de Varsovie souligne que

Cover

ce rapport est important pour la Pologne, car l’une des prisons secrètes de la CIA où les interrogatoires avaient lieu se trouvait en Pologne. Le rapport révèle que la CIA était entrée en conflit avec le pays X (selon nos informations, il s’agit de la Pologne) en raison du nombre de détenus qui était en augmentation. Le pays X devait devenir “plus flexible” après avoir reçu des millions d’euros en contrepartie.

Vous avez eu accès à l’intégralité de cet article.

Vous voulez soutenir notre travail ? Voxeurop dépend des abonnements et des dons de son lectorat.

Découvrez nos offres à partir de 6 € par mois et les avantages réservés à nos abonné(e)s.
Je m’abonne

Ou faites un don pour renforcer notre indépendance.
Je fais un don

Média, entreprise ou organisation: découvrez notre offre de services éditoriaux sur-mesure et de traduction multilingue.

Soutenez un journalisme qui ne s’arrête pas aux frontières

Bénéficiez de nos offres d'abonnement, ou faites un don pour renforcer notre indépendance

sur le même sujet