Une rigueur qui ne porte pas son nom

Publié le 4 juillet 2012 à 12:33

“Le redressement dans la justice” : le Premier ministre français innove pour ne pas utiliser le mot qui fâche : la rigueur. Lors de son discours de politique générale devant la nouvelle Assemblée nationale, le 3 juillet, Jean-Marc Ayrault a convenu que des “efforts” seront nécessaires mais a démenti un “tournant”, note Libération.

Deux jours après la publication d’un audit de la Cour des Comptes estimant qu’il est “impératif” de reduire le déficit à 3% en 2013 et qu’il faudra trouver pour cela 33 milliards d’euros, le quotidien s’interroge sur “l’étroitesse du chemin qui sépare l’”effort national” réclamé par Ayrault et “l’austérité” qu’il a dit refuser”.

De son côté, Le Monde constate que

Rarement gouvernement ne s'est retrouvé à ce point sous la contrainte de la crise, enfermé dans l'étau de la dette publique, tenu par ses engagements européens, privé de marges de manoeuvre. [...] Un mot-clé a d'ailleurs presque disparu du vocabulaire de M. Ayrault : le “rêve français”, si cher à François Hollande [pendant sa campagne présidentielle]. L'heure n'est plus aux illusions lyriques. Mais à l'“effort”.

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