"Merkel et Sarkozy ébauchent une autorité économique européenne", s’avance El Mundo. Selon le quotidien madrilène, la chancelière allemande et le président français devaient discuter du "premier projet structuré de gouvernance économique de l'UE", qui pourrait donner naissance au "premier noyau d'un authentique pouvoir exécutif européen", sur la voie d’une politique fiscale commune. Bref, un "renforcement de la gestion de la zone euro", qui sera présenté aux 17 pays de la zone euro en septembre, mais qui ne sera toutefois pas en mesure de calmer l’anxiété des marches à court terme, précise El Mundo.
"Le couple royal devrait sauver l’euro", affirme au contraire De Morgen. "Ils devront se regarder au fond des yeux" afin de présenter des initiatives en mesure de rassurer les marchés financiers. "Le duo ne doit pas décevoir, ils s’en rendent compte eux-mêmes", ajoute le quotidien bruxellois, pour qui le président français et la chancelière allemande devront en même temps songer à leurs électeurs, car, au niveau national, leur popularité a pris des coups : "ils ne pourront donc pas se permettre de faire trop de concessions qui vont à l’encontre de leur carrière politique nationale".


Sur la même longueur d’onde, la Süddeutsche Zeitung est convaincue que "l'Allemagne doit payer" et vite, afin de sauver la monnaie commune. "Il n'y a pas d'alternative aux eurobonds et à un vrai pacte de stabilité", affirme le quotidien de Munich. "Mais la chancelière allemande hésite parce qu'elle perdrait deux choses importantes : ses alliés de coalition (CSU et FDP) et ses électeurs".

Der Standard trouve enfin qu’il est prématuré de songer à des euro-obligations : "Les eurobonds sont en principe une bonne idée", estime le quotidien viennois, pour qui "le débat arrive toutefois trop tôt. Les décisions du dernier sommet européen [le 21 juillet] n'ont pas encore été mises en œuvre. Personne ne sait ce qu'elles valent. Si Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se retrouvent à Paris aujourd'hui et n'annoncent aucune décision, ce serait loin d'être le pire résultat. Parfois, attendre en buvant son thé peut s'avérer être la meilleure stratégie."
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