Bruxelles en manque de traducteurs

Publié le 8 août 2012 à 11:16

*“Un service de langues qui bégaie”***, titre la Süddeutsche Zeitung, qui rapporte que les institutions européennes à Bruxelles craignent “une situation babélienne”. Car la capitale européenne, où 2 500 traducteurs polyglottes convertissent tous les papiers, projets, recommandations et décisions dans les 23 langues officielles de l’Union — soit 2,2 millions de pages en 2011 —, se heurte à un manque de traducteurs compétents, notamment vers l’anglais.**

Depuis que l’enseignement obligatoire des langues étrangères a été abandonné au Royaume-Uni [en 2002], l’intérêt pour d’autres langues faiblit.

De plus, si l’intérêt pour les “grandes langues” reste constant sur le continent, c’est la traduction des “petites” qui pose poblème.

Trouver des traducteurs du néérlandais, de l’irlandais (gaélique) ou du maltais vers le tchèque represente un défi énorme, souvent insurmontable.

L’allemand n’est pas en reste, note le quotidien de Munich, car il y a une pénurie de traducteurs maîtrisant la grammaire à un niveau professionnel. A cela s’ajoute la concurrence des salaires dans le privé, qui contribue au pessimisme des institutions européennes en manque de moyens.

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