Le budget 2014 complique la situation

Publié le 9 décembre 2013 à 11:33

Cover

“Le budget est voté mais la troïka dit qu’un accord devra attendre”, résume Kathimerini dans sa version anglophone. Le 7 décembre, le Parlement grec a approuvé le budget 2014 par 153 voix contre 142. Le texte “prévoit un excédent primaire de 1,6% du produit intérieur brut, une croissance de 0,6% et une baisse de la dette, juste sous les 175% du PIB”, explique le quotidien, qui note que ce budget “a été présenté au Parlement sans l’aval de la troïka”.
Pendant le débat au Parlement, les représentants des créanciers de la Grèce (UE, BCE, FMI), ont annoncé qu’ils ne reviendraient pas avant janvier, car Athènes ne remplit pas ses obligations, ajoute Kathimerini. La Grèce “était supposée remplir 135 engagements” cet automne. “Nous n’en sommes qu’à 60 et les progrès ralentissent chaque jour, en pleine impasse politique à Athènes."
“L’intention apparente du gouvernement grec de légiférer unilatéralement ou de prendre des décisions sur des questions en discussion [avec la troïka], comme les saisies immobilières, la TVA réduite dans les restaurants ou les renvois en masse [de fonctionnaires] est vue comme une provocation”, estime un responsable européen cité par le journal.
“Pour l’UE, la Grèce représente toujours un trou dans le budget”, constate de son côté la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le quotidien allemand est sceptique par rapport à ce nouveau budget grec :

Le gouvernement de coalition grec a remporté cette épreuve de justesse. Mais il n’y a aucune raison de rejoindre le Premier ministre Antonis Samaras lorsqu’il parle “d’une journée historique” pour la Grèce. Certes, Athènes présente pour la première fois depuis des années un excédent primaire, donc un excédent de budget qui ne prend pas en compte (l’énorme) poids de dettes de l’Etat [...] Mais cet excédent est le résultat d’une finasserie mathématique, comme le report du paiement des factures des fournisseurs à hauteur de plusieurs milliards d’euros. D’importantes réformes structurelles sont mises de côté.

Le meilleur du journalisme européen dans votre boîte mail chaque jeudi

Cet article vous a intéressé ? Nous en sommes très heureux ! Il est en accès libre, car nous pensons qu’une information libre et indépendante est essentielle pour la démocratie. Mais ce droit n’est pas garanti pour toujours et l’indépendance a un coût. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à publier une information indépendante et multilingue à destination de tous les Européens. Découvrez nos offres d’adhésion et leurs avantages exclusifs, et devenez membre dès à présent de notre communauté !

Média, entreprise ou organisation: découvrez notre offre de services éditoriaux sur-mesure et de traduction multilingue.

Soutenez le journalisme européen indépendant

La démocratie européenne a besoin de médias indépendants. Rejoignez notre communauté !

sur le même sujet